Technique

Le principe de la danse par couple dans la salle de danse, les danses standards et les moyens pour devenir juge sont autant de techniques expliquées par Monsieur René Barsi

LE PRINCIPE DE LA DANSE PAR COUPLE DANS LA SALLE DE DANSE

LES BRAS – LA TENUE

la bonne position des bras, dans une salle de danse, est acquise et obtenue par la discipline
musculaire – et, et je peux ajouter, par la discipline musculaire seulement.
Lorsque le bras gauche du danseur s’avance vers l’avant avec persistance, il est inutile

pour le professeur de repousser continuellement son bras en arrière ou de le ramener lui-
même en arrière si les muscles ne sont pas assez fort pour le maintenir.

Ceci est comparable à une porte avec une fermeture à ressort. Aussitôt qu’elle est poussée
dans un sens, elle revient dans l’autre. Le mouvement oscillant du bras peut être testé par
élévation du bras gauche en position de danse et en le balançant d’arrière en avant à
l’aide de l’articulation de l’épaule.
Là il n’y aucun travail du muscle, c’est juste un balancement, et sans laide des muscles le
danseur ne peut pas maintenir très longtemps chaque bras en position élevée. Ceci est
toujours éprouvant pour le professeur et l’élève et nécessite une rectification qui doit être
répétée à maintes reprises. Comment peut-on alors éviter au bras gauche d’avancer vers
l’avant pendant la danse ?
1 – En situant les muscles qui maintiendront le bras gauche en position.
2 – En sentant que les muscles travaillent.
Ceci peut-être réalisé en observant soigneusement les instructions suivantes :
– Elever les bras ensemble en position de danse par couple.
– Abaisser ensemble les omoplates.
Pensez que vos omoplates sont des portes coulissantes se fermant lentement, mais jamais
complètement.

 

L’EQUILIBRE- LA LIGNE ET LA FORME

L’équilibre et la ligne, la forme – La ligne de deux corps moulés ensemble eu un, se
déplaçant sur le parquet sans désordre de lignes excessives. Je pense que cela est
considéré comme élégant.
Comment pourrais-je mieux l’exprimer ? J’en pense beaucoup de bien et jusqu’à présent
je n’ai pas trouvé la réponse, sauf en essayant de le dire, la danse est une action naturelle
et lorsque l’exagération et la tension se font sentir ou voir, ce ne peut être correct.
En essayant de réaliser ceci, j’aime sentir mon corps se tenir en position droite,
légèrement raidi à la taille, mais sans laisser cette raideur atteindre mes épaules ou mes
jambes.

 

 

LE TEMPS (MUSIQUE) ET LE TRAVAIL DES PIEDS

Utilisons le Slow-Fox comme exemple. L’essentiel dans cette danse est de donner aux pas
lents (slow) leur pleine valeur musicale ; Deux temps. Cela est élémentaire ; Ca l’est, mais
on voit peu de danseurs appliquer cette simple règle, la tendance générale étant la
précipitation. Cette précipitation prend place habituellement entre un pas lent et un pas
rapide. Aussi, souvent après un pas lent, le pas suivant est exécuté trop vite lors de sont
passage au-dessus du sol. En voici des exemples : après le premier pas du « Feather ».
Dans le premier pas du « Trois pas ».
La méthode la plus satisfaisante pour assurer la valeur à un temps bon et correct est une
des vielles méthodes de la pratique lente qui consiste à compter chaque pas en chiffre dans
les temps et en s’assurant que les lents (slow) donnent leur plein quotient de deux temps.

 

 

PRESSION DU PIED

Je considère qu’elle représente un des plus importants facteurs dans chaque pas et qu’elle
est utilisée dans toutes les danses. Enlever toutes pressions et contact du pied sur le sol et
vous avez éliminé l’action physique la plus importante, non seulement en diminuant cette
pression, mais aussi dans le mouvement et le contrôle de toute la danse.
Le poids doit être porté sur le bassin avant d’être porté sur les genoux ; sur les genoux
avant d’être porté sur le pied et le pied doit rester – être en contact avec le sol.

 

CBM

 

1 – tenez vous debout, les pieds réunis et les bras levés en position de danse. Tout d’abord,
tournez un coté du corps vers l’avant, l’épaule et la hanche, et ensuite l’autre coté. Portez
votre attention sur deux points :
a) Que les épaules et les coudes ne doivent pas tourner plus que les hanches,
b) Que les bras doivent rester bien fixes et ne bouger qu’avec le mouvement du corps,
2 – Maintenant, essayer l’exercice avec les deux pieds réunis mais en portant le poids sur
un seul pied.
3 – Avec le poids sur le pied gauche (pied, cheville et jambe tendu) tourner l’épaule
gauche et la hanche en avant en même temps, en faisant un pas en avant sur le pied droit
(premier pas du Feather ?).
4 – Restez sur la pointe des pieds, le poids sur le pied droit. Redescendez doucement sur le
talon droit en tournant en même temps l’épaule droite et la hanche en avant, après avoir
fait un pas du pied gauche (premier pas du tour à gauche ?).
La synchronisation des mouvements du corps et des jambes est absolument essentielle,
mais avec une pratique lente et attentive, il est tout à fait possible d’y arriver.

SUGGESTIONS D’ENSEIGNEMENT – DANSES STANDARD

Une sélection des cours (commentaires) de mes professeurs
R Ronnaux – L Scrivener – S Binick – B & B Irvine

PIEDS

« Pas de pieds, pas de déplacement ».
Il faut utiliser une pression sur le pied et la bonne utilisation du travail du
Pied produira le déplacement du corps.
Exemple :
La balance d’une marche arrière et la descente lente sur l’arrière du talon
Pour devenir le pied portant (avec le poids du corps).
JAMBES « Les jambes doivent être suspendues au corps » (en continuités du corps)
Dans le Slip Pivot, après le Fallaway Reverse, les jambes doivent être
(En continuités du corps).
Exemple :
Sur le pas suivant un Slip Pivot, la jambe ne doit pas chercher sa place.
Ceci serait la cause d’un très médiocre travail de jambes et de
Mauvaises positions de pieds, particulièrement pour la danseuse.
Sur un pas normal de marche en avant, la jambe doit être en extension
Entre les pas, puis le genou sera fléchi et vous poserez alors votre pas.
(Poids du corps).

 

CORPS

« Les danseuses ne doivent pas laisser tomber leurs cotés »
Exemple :

Sur le troisième pas du Fallaway Reverse, la danseuse devra tirer son corps
en extension sur la gauche, faisant de ce fait, une ligne depuis son orteil
gauche, en diagonale à travers son corps et jusqu’à sa tête.
Sur le Slip Pivot, elle ne doit pas se fermer, et laisser tomber son coté droit.
Les deux cotés de son corps doivent être tirés.

BRAS ET « L’épaule gauche est tenue sous le niveau du poignet gauche ».
MAINS La tendance à penser qu’il faut avoir une tenue très large avec le bras gauche
est complètement fausse. Il est impossible pour une danseuse de rester sur le
coté droit du danseur et de garder la tension de sa main gauche. La balance en
souffre beaucoup.
La main gauche du danseur ne doit pas être plus loin que son épaule gauche.
« La main droite s’ajuste au dos de la danseuse »
Si la danseuse se tient avec un bon équilibre, elle ne doit pas presser ou
pousser la main du danseur. Elle doit juste poser son dos.
« La main droite tourne AVEC le dos de la danseuse, elle NE FAIT PAS
tourner son dos ».
« Le travail des mains est complètement à l’unisson avec le corps ».

 

TETE

« Quels sont les critères de jugement de l’élégance » ?
La silhouette et le balancement de la tête au centre des bras.
C’est la première impression qu’un juge ou un examinateur a d’un danseur et
c’est la plus importante partie du style d’un couple.
Le corps tourne sous la tête. La tête ne doit pas se séparer de la ligne du corps,
mais elle doit se déplacer avec le corps.
« La tête dans la même direction que les pieds ».
Une faute très courante pour l’homme qui tourne la tête vers la gauche, et qui
regarde par-dessus son poignet gauche. Si ses pieds vont en direction « face
diagonale mur », sa tête doit être aussi face diagonale mur. C’est la même
règle pour la position de promenade.

Le jugement par René BARSI

 

JUGE DE COMPETITION

J’ai reçu plusieurs courriers me demandant conseil pour juger des compétitions. Peut être
cela intéressera-t-il d’autres juges.
Les passages de médailles et les compétitions sont l’âme de notre profession.
Ces questions générales, devraient aider de nombreux professeurs.
Pour commencer je poserai tout d’abord la question: Pourquoi être juge ?
En général, la rétribution financière pour juger est minime.
Une fois prise en compte le temps des trajets, l’habillement, la blanchisserie et autres
dépenses, il reste bien peu pour vous rembourser de la perte d’une soirée, d’une journée
de travail dans votre école.
Mais, le fait de juger sera pour le professeur ardent et zélé une riche expérience.
Le fait d’avoir à estimer la valeur de styles et de présentations différents, la qualité de
mouvement et la technique de tant de couples s’avéreront éminemment précieux à tout
professeur, surtout si une part de sa profession est consacrée à l’entraînement de
médaillistes ou de compétiteur.
Dès le moment où vous commencerez à juger assez régulièrement, bon nombre de
compétiteurs se rendront soudain compte quel bon professeur vous êtes et ils tenteront
alors d’obtenir des leçons avec vous.
C’est quelque chose que je déplore mais qui malheureusement est vrai.

 

COMMENT DEVENIR JUGE ?

Dans pratiquement tous les pays, un juge doit avoir satisfait aux exigences des examens
du niveau supérieur de professeur au sein d’une fédération de professeurs reconnus par la
WDC (Word dance Council).
En France, cette qualification doit se faire par examens dans le style de danse que l’on
juge (Standard, Latine ou Rock) et un diplôme honoraire n’est pas suffisant.
Elle assure au moins qu’un juge à une connaissance approfondie de la technique des
danses qu’il juge.

 

COMMENT REMPLIR VOTRE CARTE DE JUGE ?

Si vous êtes juge unique, les instructions nécessaires vous seront données par
l’organisateur.
Si vous êtes dans un jury de trois juges ou plus, les instructions à suivre vous seront
données par le président des juges. Le nombre de couples inscrits dans une compétition
peut varier de façon considérable et la règle générale veut que chaque passage ne soit
réduit de plus de 50%.La plupart des organisateurs veulent que les couples « en aient
pour leur argent » et des réductions possibles sont:
1er passage : 30 à 20 ou 30 à 24
2ème passage : 20 à 12 ou 24 à 12
3ème passage : 12 à 6
Evidemment, plus de couples seront heureux quand le plus grand nombre possible sont
gardés pour le passage suivant mais lors de compétitions où se déroulent en un seul jour
20 ou 30 épreuves, il est inévitable d’éliminer plus brutalement.
Il est plus que probable qu’avec un grand nombre de couples engagés, ceux-ci danseront
en 3 ou 4 séries (voir plus) d’une même manche éliminatoire. Il peut arriver que si vous
choisissez 24 couples sur 40 et sur 4 séries d’un même passage, vous estimez mentalement
que vous choisissez 6 couples par série. C’est tout à fait FAUX. Il vous est demandé de
choisir les 24 meilleurs couples sur les 40 qui dansent et il se peut très bien (c’est souvent
le cas) que 8 ou 9 des meilleurs couples soient dans une même série.
Habituellement les « têtes de série » arrivent souvent plus tard, une fois qu’ont été
disputées les épreuves préliminaires.
Voici la meilleure manière de résoudre cette situation difficile
Prenez toujours un papier supplémentaire en main. Si vous estimez que le niveau de la
première série semble médiocre, n’inscrivez que 3 ou 4 numéros de dossards sur votre
feuille et gardez en 2 ou 3 « possibles » sur votre papier supplémentaire.
Si vous jugé que le niveau d’une série est élevée, inscrivez plus de dossards mais mettez un
signe distinctif, (tiret ou x) en face des numéros des couples que vous pourriez éliminer si
le niveau d’une série suivante était plus élevé. Pensez toujours à signer de vos initiales à
tous changement que vous apportez sur votre feuille.
C’est toujours la première danse qui est difficile. Ensuite, vous aurez une meilleure idée
du niveau général pour vous aider à noter les danses suivantes.
Le choix des 6 finalistes dans la demi-finale est souvent le moment le plus difficile, surtout
quand le niveau est équilibré.
Il peut être utile de garder une copie des notes que vous avez attribuées à la demi-finale
sur un papier à part et à la fin de la compétition, il vous sera possible de savoir si le
scrutateur a reporté correctement vos notes et non mis les notes d’un autre juge face à

 

votre nom (une erreur qui arrive parfois, qui peut être très embarrassante).
Ma méthode personnelle pour juger le classement de la finale est souvent de trouver
d’abord le couple que je mets 6ème puis si possible le 5ème car ces places sont plus faciles
à déterminer que les autres en tête. Puis j’essaie de décider quel est mon vainqueur et si
possible le 2ème, laissant les 3ème et 4ème couples pour la fin.
Mais restez toujours prêt à changer une place si nécessaire.
Un conseil important:
Souvenez-vous que pendant les compétitions, il y aura toujours des spectateurs qui
étudieront les juges autant que les compétiteurs. Rien n’est plus irritant et n’irrite plus les
compétiteurs, que le juges qui finit de remplir sa feuille alors que la musique est loin
d’être terminée, puis se détourne ou commence à quitter la piste d’un air supérieur, censé
vouloir dire à tout le monde « c’était facile ! ».
Juger n’est jamais une tâche facile.
Il est du devoir du juge d’accorder une attention totale à son rôle: juger les couples qui
évoluent devant lui et estimer la danse qu’ils présentent à cette occasion précise.
Un juge n’a pas le droit de noter selon « CE QU’IL SAIT » des couples, il doit noter
« CE QU’IL VOIT ».
Les six points principaux qui doivent influencer un juge:
1. Une ligne élégante du haut du corps. Ceci comprend la tenue, l’équilibre et le style
général, y compris la position des bras, de tête et la ligne d’épaule. Un style élégant vaut
toujours qu’on s’y arrête.
2. Le contact. Un juge doit décider si une perte de contact occasionnelle est causée par une
distribution incorrecte du poids du corps ou par tout autre faute de base. Une perte de
contact continue doit être sanctionnée. Une erreur occasionnelle peut se produire même
chez des danseurs expérimentés.
3. la cavalière maintenue trop sur la droite du partenaire. Cette faiblesse évidente gênera
toujours l’exécution correcte du nombre de variation et elle est inacceptable.
4. Travail de pieds incorrect. Des erreurs élémentaires de travail de pieds doivent être
sanctionnées sévèrement. De telles fautes montrent qu’il y a quelque chose de mauvais
« en profondeur ». La partenaire présentera souvent des défauts identiques.
5. Mouvement forcé. Chaque compétiteur essaie de se déplacer avec autant de fluidité que
possible. Le mouvement attire. Quand ce mouvement est visiblement forcé et non amené
par un élan naturel du corps, il ne doit pas être considéré comme élan et mouvement en
tant que tels mais noté comme faute grave. « Le mouvement extrême que reste aisé » est le
mouvement suprême.
6. Le rythme. Lorsqu’un couple ne danse pas en harmonie avec la musique, ceci est la pire
des fautes. Il convient de le juger en conséquence. Une erreur qui entraîne une perte
temporaire de rythme est compréhensible et peut être traitée avec plus d’indulgence.
A mon avis, ceux qui font la faute la plus grave sont ceux qui dansent « en avant » de la
musique. Cette faute indique qu’il manque à un couple l’équilibre et la connaissance
suffisante pour contrôler la danse.

 

JUGER : UNE SCIENCE OU UN ART ?

La façon de noter des juges est un constant sujet de conversation. Il ne se passe pas une
année sans que soient contestées les notes de certains juges, lors de championnats de
première importance. Le fait que les notes attribuées par les juges tendent à être si
différentes les unes par rapports aux autres, rend les spectateurs bien sceptiques. Ce
manque d’accord engendre beaucoup d’amertume et nombre de discussions
acrimonieuses parmi les aficionados de la danse de compétition, qu’ils soient
professionnels, amateurs ou spectateurs « profanes ». Du fait que bien souvent les notes
des « experts » ne sont pas en harmonie, les mots « escroquerie » ou « combine » circulent
souvent.
La grande majorité des juges de compétitions importantes SONT DES MEMBRES

RESPECTES DE LA PROFESSION, des personnes qui on dédié leur vie à la danse. Peut-
il être possible qu’elles soient incompétentes ou, ce qui est pire, malhonnêtes (comme leur

notation incite à le croire) ou existe-t-il une autre explication ? Mon opinion profonde est
que plus de 95% des juges essaient de façon sincère et honnête de se former une idée juste
de la performance des compétiteurs qu’ils ont à départager. Les différences entre les
notations viennent de ce que les éléments de jugement utilisés sont différents.
QUI SONT LES JUGES ?
Actuellement, la seule qualification nécessaire pour juger un championnat officiel,
amateur ou professionnel, est d’être membre d’une association de professeurs affiliée au
WDC (World Dance Council). Aucune expérience de la compétition n’est nécessaire pour
juger les amateurs comme il n’est pas non plus nécessaire au candidat de prouver qu’il est
capable de juger. Son examen de professorat ou de maître peut avoir été passé il y a un an
ou 25, pourvu qu’il soit à jour de sa cotisation, le professionnel aura sa carte de membre
et sera enregistré comme juge par l’AMDF. En faisant état de ceci, je ne souhaite
nullement supposer que les personnes qui entrent dans cette catégorie sont moins
compétentes pour juger leurs collègues plus expérimentés, mais il reste que dans ce pays,
une foi répondu au exigences financières, aucune expérience n’est nécessaire avant d’aller
sur la piste, juger de la prestation des meilleurs danseurs amateurs. Cependant, les
organisateurs se grandes compétitions n’engagent que des juges qui ont une expérience
considérable; la divergence des notations dont on a parlé plus haut ne peut donc être
attribuée à un manque d’expérience. Les juges sont humains, et ils ont en conséquence
leur part de vertu et de vues. Il y a des juges forts et des juges faibles; il y a des juges qui
guident et des juges qui suivent. Il y a des juges qui sont arrogants, supérieurs, agressifs et
des juges qui sont sensibles, d’un caractère artiste et doux. En fait les juges sont des
personnes normales, mais ils ont en commun une chose: c’est le savoir, un savoir souvent
très complet, de l’Art de la danse par couple. Le problème est d’être sûr que ce savoir est
utilisé afin d’obtenir un jugement équilibré tenant compte de toutes les facettes de la
danse pendant la compétition, et que ceci soit valable pour l’avenir de la danse et la
profession.

 

COMMENT LES JUGES JUGENT-ILS ?

La question évidente qui vient à l’esprit est: Quels sont les critères sur lesquels les juges
fondent leur jugement ? La réponse à cette question devrait expliquer la majorité des
divergences de notations. Il n’existe pas de « code de pratique » ou de « modus operandi »
qui donne une indication de la façon dont un juge aboutira à sa décision. A l’heure

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actuelle, le juge n’a aucune contrainte. Une liberté totale est donnée quant aux respects de
la prestation en compétition pour former le jugement final. La majorité des juges
répondront, si l’on conteste leur notation:
« on me charge de donner mon opinion en tant qu’expert; mes notes reflètent cette
opinion en cette occasion ». On ne peut faire marche arrière. Aucune récrimination n’est
possible, non plus que la justification par le juge d’une notation, en particulier d’une
prestation que l’on doit prendre en considération, ou l’importance relative de ces aspects.
Le juge est la loi, mais en même temps, il est en position très difficile et incapable de se
défendre. Avec le système actuel, une notation divergente des autres n’indique pas
nécessairement l’opinion la pire; elle peut indiquer, ce qui est le cas fréquemment,
l’opinion la meilleure. Inversement, des notations identiques ne sont pas nécessairement
l’indication d’un bon jugement. Il est très facile de connaître le résultat probable de
n’importe qu’elle compétition par une étude des résultats passés et de noter en
conséquence. Quand un juge expérimenté évalue la prestation d’un compétiteur, il prend
en compte un grand nombre de facteurs. Ceux-ci sont alors comparés à la prestation des
autres couples sur la piste au même moment. Le fait que le système actuel laisse au juge
une liberté complète de la décision finale est la cause de la vaste majorité de divergences.

Pour faire en sorte que la notation des prestations en compétition soit basée sur quelque
chose de plus substantiel que les caprices personnels de certains juges ou la pression de
l’opinion publique au cours de la soirée, il est essentiel d’adopter des valeurs de jugement
sur lesquelles on se mette d’accord. Ceci acquis, une ligne de conduite peut être donnée
aux compétiteurs, aux entraineurs, au public et aux juges. Toutes les personnes
concernées verront alors très clairement qu’elles sont les facettes de la prestation qui va
être jugée et l’importance donnée à chacune d’entre elles. Ceci aura pour résultat
d’améliorer le niveau de la danse et la raison des notes de certains juges sera plus
facilement compréhensible; très vite le public et les compétiteurs deviendront familiers
avec les méthodes utilisées pour juger.
La première des priorités est donc de définir les facteurs qui doivent être pris en compte
et leur importance relative au moment d’établir un jugement comparé des prestations.
Le tableau montre le développement à suivre à partir de la musique, dont naît la danse,
jusqu’à la performance finale du danseur de compétition.